Saint-Jean Bien-Être

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Grande marche Sury-aux-Bois – Combreux le 9 février 2024

Grande marche Sury-aux-Bois - Combreux le 9 février 2024

Après les journées pluvieuses de la semaine, nous avons eu droit, ce vendredi, à une matinée, certes très nuageuse, mais sans pluie. Les dieux de la randonnée étaient avec nous pour une superbe balade de quatre heures et demie, autour de Sury-aux-Bois et Combreux. Nous sommes dix-neuf au départ, dans une ambiance toujours chaleureuse et amicale. Le parcours s’annonce bien car nous allons parcourir un canton que nous connaissons un peu, autour de la forêt d’Orléans et des étangs de La Vallée. La luminosité est faible, le soleil essaie de faire des apparitions furtives sans résultat tangible. La bonne humeur nous anime sur des beaux chemins sablonneux ou en calcaire. Les flaques sont nombreuses, et les fossés coulent abondamment. Tout va bien !

Les premiers oiseaux de la forêt trillent, dans ce printemps qui ne dit pas encore son nom, mais qui, par la température, arrive à grand pas. Les mésanges charbonnières ont entamé leurs chants lancinants de « titu, titu, titu ». On sent que la nature est prête à sortir d’un hiver plutôt maussade. Nous avons tous envie de sortir du gris. Les arbres prennent aussi leur élan pour faire apparaître leurs premières petites feuilles toutes tendres. Tout semble en place pour le show…

Et nous, nous marchons autour d’étangs (Challegard, Nonfourche) et des lieudits aux noms toujours aussi mystérieux (les champs de Bois, le bois de Chaillot, La Ronce, les Tiercelins, etc.)

Quelques propriétés agréables, esseulées, quelques fermes en ruine, des chiens qui gueulent, des chevaux qui galopent en toute liberté dans leurs enclos, mais pas de paysans dans les champs, car les champs sont, pour la plupart, des prairies pour de nombreux chevaux et quelques vaches qui se demandent ce qu’il se passe : un troupeau bien coloré marche au loin en parlant un langage bizarre.

Une petite pause avec un grand casse-croûte, et une surprise de Marie-Line qui nous a fait des délicieuses crêpes, avec tout ce qu’il faut. Un grand « merci », Marie-Line.

Les carrefours forestiers sont toujours aussi étranges, s’assimilant à chaque fois à un carrefour de six routes, mais laquelle prendre ? Le chef est là, heureusement, pour nous mettre sur le bon chemin. Même pas perdus… c’est pas drôle. Visite extérieure, derrière les grilles, du château de Combreux : château du XVIe siècle, possédé par le duc d’Estissac (Alexandre-Jules de la Rochefoucauld), organisateur de chasse à courre avec une meute de 80 chiens ; dévalisé et mis à sac par le Gang des Châteaux, à quatre reprises, en 2017 et 2018, avec un préjudice financier et moral colossal. Depuis le château panse ses plaies.

Nous longeons pour finir le canal d’Orléans avec quelques cygnes qui voguent calmement dans un silence recueilli. Tout le monde se tait. En général ça papote pas mal, mais là, tout le monde est calme. Peut-être les kilomètres commencent-ils à se faire sentir, mais je pense que la magie de l’endroit y est pour quelque chose. Au bout du canal, nous retrouvons Sury-aux-Bois, petit village dont la première mention de Suriacus apparaît dans un document du roi Lothaire en 956. Il faut attendre 1369 pour voir apparaître le nom de Suriacus in bosco (Sury-aux-Bois). Au bout du bout, c’est dix-huit kilomètres au compteur. Pas mal pour un mois de février.

Un grand merci très sincère à Alain et ses nombreux adjoints pour cette belle marche.

Prochain rendez vous, sur le parking de Montission, le vendredi 15 mars 2024 à 7 h 15.

Texte de Dominique Chevalier

Photos d’Alain Charderon et Dominique Chevalier

Les armes de Sury-aux-Bois se blasonnent ainsi : Gironné d’argent et d’azur, chaque giron d’azur chargé d’une fleur de lys aussi d’argent.

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