Saint-Jean Bien-Être

Azay-le-Rideau et autres lieux le 27 août 2026

Azay-le-Rideau et autres lieux le 27 août 2026

Nous sommes trente-trois participants pour une journée découverte.

À 9 h 30, nous arrivons à Azay-le-Rideau pour découvrir le célèbre château construit au début du XVIe siècle par Gilles Berthelot (financier de François Ier) et son épouse Philippe Lesbahy pour remplacer l’ancienne forteresse « jetée par terre » en 1518. Ils construisent, sous le règne et l’influence du roi, une demeure typique de la première Renaissance française, mélangeant l’héritage gothique français et les nouveautés italiennes.

Au XVIIe siècle, leurs successeurs aménagent les extérieurs, puis les différents marquis de Biencourt entreprennent la restauration du château au XIXe siècle. En 1905, l’État devient propriétaire du château et poursuit les restaurations.

Nous empruntons l’escalier d’honneur ouvert sur la cour principale en forme de demi-lune.

Au deuxième étage, les combles et leur charpente d’origine, en bois de chêne provenant de la forêt de Chinon.

Au premier étage, la chambre Renaissance. On y dort, reçoit, mange, travaille. Le lit, pièce maîtresse, reflète le raffinement avec des étoffes de soie garnies de fils d’or. La Grande Salle avec sa cheminée monumentale accueillait festins et bals. Dans la chambre du Roi, où Louis XIII passa deux nuits en 1619, de belles tapisseries du XVIIe siècle décorent les murs.

Le rez-de-chaussée rappelle les aménagements des marquis de Biencourt au XIXe siècle : le salon Biencourt, pièce d’apparat richement meublé ; la salle de billard, espace de détente essentiel à la grande bourgeoisie de l’époque ; la salle-à-manger, et sa table dressée avec un service de table en porcelaine de Paris ; le salon-bibliothèque avec tables de jeux, casiers à musiques, canapés et bergères ; le garde-manger, dit « la Dépense » et sa cuisine mitoyenne, où ustensiles et linges évoquent la famille Biencourt.

Nous terminons notre visite par le parc. Nous avons admiré le miroir d’eau, au sud du château, créé vers 1850, dont la configuration actuelle a été obtenue en 1950 lorsque le bras de l’Indre a été élargi autour du monument.

Après cette visite un repas copieux nous attendait dans un restaurant à Azay-le-Rideau.

L’après-midi, nous nous sommes rendus à Rivarennes pour découvrir les poires tapées, une spécialité de Touraine qui remonte au moyen-âge. Le savoir-faire a été relancé en 1988 par des passionnés. Ces bénévoles gèrent deux vergers conservatoires qu’ils entretiennent et cultivent. Quand vient la cueillette, les poires sont épluchées, séchées dans un four selon un long procédé. Ensuite les poires sont « tapées » et aplaties, elles peuvent se garder des années.

En fin de visite, nous avons dégusté des conférences tapées mais aussi des poires réhydratées dans du vin ou du jus de fruit.

La journée se termine avec la visite des grottes pétrifiantes de Savonnières. En descendant dans ces anciennes carrières de tuffeau, nous sommes devant un univers fascinant, fait d’un lac souterrain et de concrétions calcaires où l’eau ruisselante transforme les objets en pierre et sculpte des bas-reliefs.

Merci à Marie-Pierre, notre accompagnatrice, et à toute la commission Voyages pour la bonne organisation de cette journée riche en découvertes culturelles, historiques et gastronomiques, dans une ambiance conviviale avec l’ensemble des participants.

Texte : Françoise Fleureau

Photos : Annie Étienne-Eudier, Élisabeth Goumy et Marie-Pierre Poignard

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