Étang du Puits - Cerdon, 5 septembre 2025
En cette rentrée pour tout le monde, nous, nous partons à la plage de l’étang du Puits, par une superbe journée ensoleillée, bien choisie par nos organisateurs entre les jours maussades qui ont précédé et ceux qui suivront. Le jour idéal pour aller se promener, tranquillement, dans les bois pendant que le loup n’y est pas. Nous sommes 29, un nombre au-dessus de la moyenne habituelle, car c’est un grand jour. D’ailleurs sur le parking les chargements et déchargements seront fréquents pour tout enfourner. Mais n’anticipons pas. Nous faisons d’abord le tour de l’étang du Puits (180 hectares, 7m 65 de profondeur à la digue) avant de suivre le canal de la Sauldre. Le passage de l’écluse de la grande planche sera un grand moment de beauté avec sur la gauche la petite chapelle qui attend le pèlerin cheminant le long d’un canal qui ne sert plus beaucoup. Attention ne nous trompons pas cette belle chapelle est un hommage à la disparition par noyage de 12 enfants du patronage catholique de Gien, dans l’étang du Puits. C’était le 20 juillet 1933. Le canal continue son cheminement à travers les bois . On nous dit que Léonard de Vinci a fait les premières esquisses de ce canal (??). Commencé en 1848, finalisé en 1869, le Canal de la Sauldre qu’on dit « sans queue ni tête » fait 47 kilomètres entre Blancafort (18) et Lamotte Beuvron (41). Largeur 7m 70 et profondeur 1m 50. Ce canal a surtout servi aux transports des marnes jusqu’en 1926 où il fut déclassé des voies navigables. Les marnes venant du Pays Fort servaient à amender les pauvres terres de Sologne. L’idée principale était aussi de drainer la Sologne en évacuant l’eau par ce canal et l’étang du Puits. 21 ans de construction pour 57 ans d’utilisation ? Que doit on penser de ces travaux gigantesques qui ont si peu servi ? Ces endroits sont tellement beaux, ils alignent les éléments de base des paysages bucoliques de la nature : les bois, le vert, les chemins, l’eau et les petits ponts sans compter les écluses qui marquent le parcours. Les salicaires abondent, les fougères sont hautes, les chemins sont souples avec leur beau sable doux blanc de Sologne. Les lieux dits ont des noms de vacances : Bel air, Bellevue, les Fougères. Comme d’habitude tout est bien organisé, le parcours n’est pas difficile, la cadence est bonne, le rythme n’est pas endiablé, et le sourire est sur toutes les lèvres. Petite halte malgré tout à 10 h 10 pour un petit quart d’heure, on fait le plein de calories et ça repart. 16 kilomètres virgule 5, et tout le monde est content d’arriver car…aujourd’hui c’est pique-nique au Terminus, sur la plage abandonnée :
« Sur la plage abandonnée
Coquillages et crustacés (crustacés absents sur l’étang du Puits, mais on peut toujours rêver).
Qui l’eût cru! Déplorent la perte de l’été
Qui depuis s’en est allé
On a rangé les vacances
Dans des valises en carton
Et c’est triste quand on pense à la saison
Du soleil et des chansons »
Devant chez Bébert, des tables, des chaises apparaissent comme par magie des coffres des voitures et camion (merci les Popof !), les victuailles sortent des glacières, et ça attaque dur, car quand l’appétit va tout va…et des victuailles il y en a.
Quelle belle journée nous avons passée, ensemble dans une belle ambiance qui fait du bien.
Il faut dire que rien n’aurait été possible sans nos organisateurs qui ont l’œil, et le bon mais surtout qui eux savent passer commande pour le beau temps. Nous ne savons pas comment ils font. Chapeau bas..
Tout le monde était bien content de cette belle journée de septembre.
Texte : Dominique Chevalier
Photos : Alain Charderon, Dominique Chevalier
Une dernière légende pour la route : Tout le monde cherchait Nicolas le brochet légendaire de l’étang du Puits qui était si gros et si vieux que des algues avaient poussé sur sa tête. En 1986, on met à sec l’étang pour des travaux, on récolta 22 tonnes de poissons mais Nicolas était absent…
Prochain rendez-vous : le vendredi 10 octobre 2025 : 7h 15 Parking de Montission .