Grande marche à Huisseau-sur-Mauves, 8 août 2025
Le soleil est bien présent, mais nos organisateurs ont choisi de nous faire marcher à l’ombre dans les belles forêts de Huisseau-sur-Mauves sur un petit parcours bien gentil, et pas désagréable du tout pour nos petits mollets. Nous sommes 17 à nous élancer dans les allées tranquilles où il doit bien y avoir du gibier, mais pas aujourd’hui. En partant de l’Hermitage nous longeons l’étang de longues échelles et après un parcours de santé nous allons serpenter dans le marchais Couet, le Crot Larron et le Vieux nid pendant 14 kilomètres.
La découverte du jour, ce sont les champignons nombreux qui vont faire que le sac de Ghislaine sera à la limite du poids autorisé, dans des chemins quelquefois peu carrossables. Au début il y avait un ou deux champignons, et puis 5 ou 6 et après 10 à 12 et pour finir, un plein sac partagé en fin de marche. Tous des cèpes acceptables à la consommation, dit-on, on verra Lundi.
Huisseau sur Mauves est une commune très étendue, le double en surface de communes comme Ingré, Ormes, Bucy-Saint-Lyphard ou Meung-sur-Loire. Nous n’avons pas vu le château de Montpipeau, il a disparu à la Révolution, (le plus important château de tout l’orléanais) mais il existe à Huisseau-sur Mauves quantité de beaux chemins forestiers ou de campagne avec une multiplicité de croix de chemin ou de carrefours. Tout cela reste à découvrir.
En dehors des champignons, nous avons fait une drôle de rencontre : L’écrevisse rouge de Louisiane (Procambarus Clarkii) qui est une espèce invasive. Nous n’avons pas osé lui dire de rentrer chez elle, car on ne sait pas comment elle l’aurait pris.
Comme il n’y a pas trop d’histoire aujourd’hui, je vous propose de la carcinologie (étude de crustacés). Voir mon petit mémo en fin d’article.
Nous n’avons pas tout vu de ce que le monde forestier renferme mais nous avons passé un bon moment de convivialité et de sport en plein air, et surtout à l’ombre.
Tout était au top comme d’habitude, bien orchestré par nos accompagnateurs toujours aussi prévenant de notre bien-être.
Nous avons une amicale pensée et un petit coucou à faire à Jean Claude qui se bat pour sa réadaptation fonctionnelle pour retrouver le monde des marcheurs au Coteau à la Chapelle-Saint-Mesmin.. Nous lui souhaitons un gros et bon courage et nous l’attendons.
Prochain rendez vous le Vendredi 5 septembre à 7h15 Parking de Montission.
Texte : Dominique Chevalier
Photos : Alain Charderon et Dominique Chevalier
L’écrevisse de Louisiane
(Procambarus – clarkii)
C’est une espèce de crustacés décapodes d’eau douce originaire du nord-est du Mexique et du centre-sud des États-Unis et, comme son nom l’indique, très abondant en Louisiane. Procambarus clarkii est considérée comme l’espèce écologiquement la plus plastique des décapodes, ce qui lui permet d’être la plus répandue dans le monde.
En Europe, elle a été introduite délibérément par l’homme dans plusieurs pays à des fins commerciales. Elle est aujourd’hui considérée comme une espèce invasive et est inscrite depuis 2016 dans la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union européenne. Cela signifie que cette espèce ne peut pas être importée, élevée, transportée, commercialisée, ou libérée intentionnellement dans la nature, et ce nulle part dans l’Union européenne.
L’Ecrevisse de Louisiane est un organisme nuisible des biotopes où elle s’installe car elle y joue souvent un rôle d’espèce clé de voûte. En effet, elle affecte de nombreuses composantes de l’écosystème d’accueil en modifiant la nature des plantes indigènes et des communautés animales présentes. Agressive et robuste, elle détériore les eaux saines en s’attaquant aux invertébrés et macrophytes qui les régulent. Elle cause des blessures non létales aux têtards, en particulier des amputations de queue qui les exposent à une prédation accrue. Elle est également porteuse d’un champignon (Aphanomyces astaci) qui décime les écrevisses indigènes comme l’écrevisse à pattes blanches. En région Poitou-Charentes par exemple, les populations ont chuté de 68 % entre 1978 et 2006.
De plus, elle dégrade les berges et l’hydrologie des sols entourant les points d’eau en creusant des galeries de près de 2 mètres pour s’abriter en cas de danger, mais aussi pendant l’hiver ou en période de reproduction (deux pontes par an, jusqu’à 700 œufs par femelle). Ces terriers peuvent être la cause de fuites dans les réservoirs et les systèmes d’irrigation.
En France, sa population est telle que, par exemple dans le Blayais (au nord de la Gironde) et dans tous les marais des bords de Garonne, il y aurait deux ou trois tonnes de ces écrevisses carnassières par hectare, malgré la consommation qu’en font les milans noirs, les hérons cendrés ou les cigognes (dont elles modifieraient la couleur des pattes et du bout des ailes).
Pour tuer l’écrevisse, il suffit de tordre la nageoire du milieu de la queue (le telson) et de tirer dessus ce qui a pour effet d’enlever le boyau intestinal qui de surcroît donne un goût amer à la chair. Cette opération s’appelle « châtrer l’écrevisse ».
Ouh là là (ça c’est moi qui le rajoute) !