Grande Marche Ménestreau-en-Villette le 12 décembre 2025
Il fait encore nuit quand le briefing se fait sur le parking de Montission, en ce 346e jour de l’année, nous sommes prêts avant le lever du soleil à 8 h 34 pour affronter un des matins d’hivers comme on les aime. En fait le briefing consiste surtout à ne pas nous perdre à l’entrée de Ménestreau-en-Villette. Mission accomplie, tout le monde est là et nous sommes 26. Nous sommes prêts pour de nouvelles aventures hors du commun, dans un secteur privilégié de la Sologne, que nous connaissons et qui nous enchante. Ménestreau-en-Villette nous accueille, rien ne bouge dans ce village sauf une petite dame derrière sa vitre et nous arrivons détendus et bruyants, comme d’habitude. Notre grandissime manitou a un problème de lunettes et une opération de dernière chance est accomplie avant le départ en boulet de canon du parking.
Pas de bol pour le grand manitou, un panneau de signalisation se trouve en plein milieu du trottoir. Paf ! D’abord un grand bruit. Résultat le bonhomme va bien, mais de moins en moins les lunettes. Sparadrap entre les branches (nous avons des mécaniciens dignes d’un grand prix de F1) et c’est reparti. La vision n’est pas complètement optimale mais cela va le faire. Pas le choix, c’est lui le chef, et il va nous conduire avec célérité, et enthousiasme. Les chemins sont humides, la nature est bien silencieuse à part quelques chiens qui aboient bruyamment comme s’ils ne nous connaissaient pas. Nous avons rencontré à deux heures d’intervalle la même moto-pompe d’un autre âge escortée par une voiture municipale clignotante de partout, comme un arbre de noël, tout cela sur la route de Bethléem, est-ce une coïncidence, un accompagnement mystique, je n’ai pas la réponse, mais c’est la vérité.
Patatras ! le chemin que nous devons prendre est barré par une chasse en cours, nous continuons, re-patatras ! le chemin à moins d’un kilomètre est aussi barré pour le même motif. Heureusement le grand manitou non voyant mais faisant tourner son cerveau à grand régime, nous trouve des chemins de délestage, (type déviation pendant les grands rushs routiers), et nous voilà partis dans la forêt, avec le soin de ne pas trop nous salir dans la boue, avec l’accompagnement des premiers rayons de soleil. Un vrai régal. Nous ne nous perdons jamais, enfin presque.
Arrêt casse-croûte éclairé sur un poste de transformation électrique étanche, où la table est dressée avec guirlandes, petits sapins de Noël, victuailles salées et sucrées et toute la bonne humeur qui va avec. Merci à Ghislaine et Chantal pour votre idée lumineuse de Noël. Le grand manitou en profite pour réfléchir et nous revoilà partis au gré de ses inspirations solognotes.
Nous sommes déjà passés par ici, tant pis nous repasserons par là. Après 18 kilomètres nous arrivons au même endroit que celui d’où nous sommes partis. Tout va bien. Le grand manitou pourra s’offrir un repos bien mérité, après avoir consulté son opticien. Nous avons bien rigolé et cela fait du bien.
Merci à Alain et toute son équipe. Bravo ! vous savez vaincre l’adversité. Très belle journée, comme d’habitude, nous finissons cette année heureux d’être des aventuriers du deuxième vendredi de chaque mois.
À l’année prochaine, passez tous de bonnes fêtes.
Texte : Dominique Chevalier
Photos : le grand Manitou (Alain Charderon) et Dominique Chevalier
Prochain rendez-vous le vendredi 9 janvier 2026
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