Saint-Jean Bien-Être

Une journée dans le Saumurois

Heureux de nous retrouver ce jeudi 28 août à 7 heures sur le parking de Montission, à Saint-Jean-le-Blanc. Un avant-goût de rentrée et direction Saumur sous la houlette de notre accompagnatrice Marie-Pierre Poignard !

Nous étions attendus pour assister à la matinale au grand manège du Cadre noir. Certes, ce n’était pas le spectacle mais la répétition des Cadets. Le grand manège peut accueillir 1700 places assises et ses dimensions (80 m de long sur 37 m de large) le hissent à la première place des manèges d’Europe.

L’Histoire du Cadre noir débute au XIXe siècle au lendemain des guerres napoléoniennes. La cavalerie française est décimée et, en 1815, six ans avant la mort de Napoléon Ier mais surtout après la terrible défaite de Waterloo, une école « des Troupes à cheval » voit le jour à Saumur.

Cette prestigieuse école de cavalerie est un emblème de l’art équestre français. L’homme et le cheval sont en symbiose parfaite.

« L’air du paradis est celui qui souffle entre les oreilles d’un cheval » (Proverbe arabe). Nous étions littéralement subjugués par autant d’aisance, de prouesses et de grâce des chevaux et des écuyers portant le costume noir et or. Le Cadre noir est un « passeur » de l’équitation française en ce sens qu’il perpétue un patrimoine culturel pour les générations futures.

Puis nous avons visité la sellerie et les écuries où certains d’entre nous ont pu admirer de près les chevaux.

Après le déjeuner fastueux sur le site, nous sommes allés à l’Abbaye royale de Fontevraud qui a presque 1000 ans, fondée en 1101 ! Dans l’abbatiale, quatre sculptures sont posées au sol : ce sont les gisants d’Henri II Plantagenêt, sa femme Aliénor d’Aquitaine, leur fils Richard Cœur de Lion, et leur belle-fille Isabelle d’Angoulême. Trois gisants en pierre de tuffeau et le plus petit, en bois. Il ne reste que les couvercles car les ossements ont disparu.

Aliénor d’Aquitaine ou « la grand-mère de l’Europe », une personnalité hors-pair ! Cette femme exceptionnelle, deux fois reine, mère de deux rois, qui a défié l’empereur du Saint Empire romain germanique, menacé le pape et gouverné son double royaume la France et l’Angleterre, est morte à l’âge de 80 ans, à une époque où l’espérance de vie ne dépassait pas 45 ans. Pendant des siècles, l’abbaye a vécu au rythme du chant et des prières des moniales. Sur les murs, des peintures datent de 500 ans. Il n’est pas surprenant que les artistes s’y soient invités.

Enfin, notre journée ensoleillée s’est achevée dans la Cave du Vouvray, un voyage sous-terrain avec une dégustation conviviale. Au XIVe siècle, certains crus du Vouvray appartenaient à la couronne de France et figuraient en bonne place sur la table du Roy. « Le vin, c’est la lumière du soleil captive dans l’eau » (Galilée).

Texte : Chadia Khdaidi

Photos : Joëlle Borderioux et Annie Étienne-Eudier

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