Saint-Jean Bien-Être

Saint-Jean Bien-Être

Grande marche du vendredi 11 mars 2022 à Sully-sur-Loire

Huit heures quinze du matin, vendredi 11 mars 2022 ; l’effervescence règne sur le parking du château de Sully-Sur-Loire, les marcheurs de Saint-Jean Bien-Être se préparent à l’attaque, une attaque bien pacifique, rassurez vous, car il s’agit seulement de la traditionnelle grande marche mensuelle.
Vingt-cinq adhérents ont répondu à l’invitation, quinze femmes pour seulement dix hommes. Mais pourquoi donc la gent masculine rechigne-t-elle autant à participer à cette activité qui est pourtant le fleuron de notre association ? Qu’importe, ce détail ne va pas gâcher notre plaisir.
Tout d’abord, nous pénétrons dans le parc du château et notre parcours nous permet d’admirer le somptueux édifice sous tous ses angles, car de quelque côté qu’on le regarde, il est vraiment superbe, mariage d’élégance et de force, de l’eau omniprésente, royaume des cygnes et des canards. D’ailleurs, à notre grand étonnement, car cela nous semble un peu tôt dans la saison, une maman cane nage fièrement avec deux canetons, tout petits, tout neufs, adorables.
Plus loin, surprise : nous découvrons une reproduction de la grotte de Massabielle où la Vierge est apparue à Bernadette Soubirous. Nous apprenons (car nos sorties sont aussi culturelles) qu’elle a été construite au XIXème siècle, à la demande de la comtesse de l’époque, avec des pierres en provenance de la région de Lourdes.
Plus loin, autre objet de stupéfaction, dans le jardin d’un particulier cette fois : un cow-boy accompagné de deux Indiens nous toise d’une manière peu engageante. Il y a quand même des gens qui ont de drôles d’idées !
Mais nous ne sommes qu’au début de notre randonnée, encore quelques centaines de mètres et nous traversons la Loire. Chacun se souvient qu’ici, en 1985, le pont suspendu s’est effondré sous l’effet du gel, mais aujourd’hui, pas de souci, la température est douce, même si un petit vent assez frisquet nous rappelle que le printemps n’est pas encore arrivé. Alors, nous longeons le fleuve sur plusieurs kilomètres, nous attardant devant les panneaux pédagogiques disséminés ici et là, nous extasiant, en bons amoureux de la nature, devant les petites fleurs de saison : violettes, ficaires ou herbes à hémorroïdes, lamier pourpre, et devant les saules recouverts de chatons. Vers dix heures trente, nous nous octroyons une petite pause à la fois réparatrice et calorique (plus facile d’emporter des biscuits que des haricots verts) et nous repartons avec encore plus d’entrain.
Enfin, une demi-heure après que midi a résonné au clocher, nous atteignons notre point de départ après avoir parcouru environ dix-sept kilomètres et « même pas fatigués ! »

Prochain rendez-vous le vendredi 1er avril

Rassemblement à 7h15 à Montission.

Texte de Françoise Giffaut

Photos de Alain Charderon et Françoise Giffaut.

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